dimanche 26 février 2012

"Rides et beauté"

"Rides et beauté"

Quand la beauté
S'est envolée,
Rides installées
Regard effarouché.

L'homme en chasse,
Ce n'est pas classe,
Croit encore pourtant
A son charme d'avant !

Pas beau, c'est vrai,
Remords s'il vous plaît,
Car les plaisirs d'antan,
Cèdent devant les vingt ans.

Folie d'amour,
En veut toujours,
Plus qu'elle n'a droit
Même... dans d'autres bras !

Comment les rides
Des chairs putrides
Peuvent-elles combattre,
Jouvencelle à battre ?

Ainsi se cassent
Dans la mélasse
Amours anciens
Et c'est pas bien !

Mais hélas, comment faire,
Dans ces sales affaires,
Où les filles de vingt ans
Pompent le fric des amants ?

Quand madame, de guerre lasse,
Enfin leur cède la place,
C'est alors que pourtant
On jette le vieux Don Juan !

Ainsi, tout contrit, rougissant,
Le vieil homme en tremblant,
Demandera pardon,
Plein de fausse contrition.

Et si madame le reprend,
Tout en l'attendant au tournant,
C'est pour garder grand-papa
Aux petits-enfants qu'il a déjà...

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Le plus bruxellois des gamins : " Manneken-Pis "

 

Le Manneken-Pis  constitue de nos jours l'un des principaux attraits du folklore bruxellois.

 Voici quelques siècles, il s'agissait d'une des nombreuses fontaines alimentant la ville en eau   potable. Un texte datant de 1388 provenant des archives de Sainte Gudule signale qu'une statue en pierre dénommée "Petit Julien" (Julianekensborre) alimentée par les eaux du Coudenberg se trouve à l'angle des rues de l'Étuve et du Chêne. Le nom de Manneken-Pis (d'Menneken Pist) apparaît pour la première fois dans un texte de 1451-1452 conservé dans les archives de la ville de Bruxelles.

 

La statue actuelle en bronze mesure 61 cm de haut et a été réalisée à la demande des édiles communaux bruxellois par le sculpteur Jérôme Duquesnoy l'ancien en 1619. Mise à l'abri pendant le bombardement de la ville par les armées de Louis XIV entre le 13 et le 15 août 1695, elle réintègre son piédestal dès le 19 août, surmonté pour l'occasion d'un psaume biblique en latin : "In petra exaltavit me et nunc exaltavi caput meum super inimicos meos" (en pierre le Seigneur m'a élevé et maintenant j'élève ma tête au-dessus de mes ennemis). La niche en pierre bleue de style rocaille fut ajoutée en 1770. Auparavant, la statuette reposait sur une colonne de six pieds réalisée par le tailleur de pierre Daniel Raessens.

C'est le 1er mai 1698, peu après le bombardement, que le Prince-électeur Maximilien-Emanuel de Bavière, gouverneur général des Pays-Bas espagnols, lui offre son premier costume, couleur "bleu de Bavière". Depuis lors il a reçu régulièrement des nouveaux costumes, et sa garde-robe en compte à l'heure actuelle plus de 800. Ils sont exposés au Musée de la Ville de Bruxelles, situé dans la Maison du Roi, sur la Grand Place, où une borne interactive permet de découvrir sa collection de costumes en intégralité.

Manneken-Pis a subi au fil des siècles de nombreux actes de vandalisme. C'est en 1745 qu'il fut dérobé pour la première fois par des soldats anglais. Deux ans plus tard, un grenadier français s'en empare au grand désespoir de la population. En guise de réparation, le roi de France Louis XV le dotera d'un costume de Marquis. En 1817, Antoine Lycas, galérien gracié, sera marqué publiquement au fer rouge pour avoir fortement endommagé la statuette. L'original a été mis à l'abri dans la Maison du Roi  et c'est une copie de 1965 qui est actuellement exposée. Sage précaution car la statuette a subi au cours du XXème siècle des tentatives de vols, des mutilations et des enlèvements par des étudiants.

Du rang de simple fontaine d'utilité publique, Manneken-Pis s'est hissé aujourd'hui au rang de figure de légende, mondialement connue. Il est devenu le représentant par excellence de l'humour bruxellois - la "zwanze" - et le symbole de l'esprit de contestation et d'insouciance qui caractérise le peuple de la capitale, mais aussi de l'opposition aux multiples occupations étrangères et au fanatisme. De nos jours encore, il s'associe régulièrement aux joies et aux peines de la ville.

Dans la vie artistique bruxelloise, Manneken-Pis est depuis longtemps un sujet rêvé d'inspiration. Il fut à plusieurs reprises la figure centrale des revues du théâtre "Les Folies Bergères" aujourd'hui disparu. Ses louanges ont été chantées par le célèbre chansonnier françaisMaurice Chevalier  en 1949.

Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, Brigadier d'Honneur de divers régiments, le plus vieux citoyen de Bruxelles a reçu des mains du Président du Syndicat d'Initiative et de Promotion de Bruxelles le titre envié de "Premier Ambassadeur du Patrimoine folklorique et culturel bruxellois". A l'occasion du 50ème anniversaire de la fondation de l'Ilot Sacré, il a reçu son 848ème costume le 10 septembre 2010, celui de Bourgmestre de la Commune Libre de l'Ilot Sacré.

Les membres de l'Ordre des Amis de Manneken-Pis l'aident à remplir cette fonction prestigieuse. Cette association, dont les origines remontent à 1954, veille au bon accueil des nombreux touristes qui se pressent chaque jour devant la plus célèbre statue de Bruxelles. L'Ordre participe aux multiples manifestations organisées au profit de l'expansion culturelle de Bruxelles, tant en Belgique qu'à l'étranger (Lille, Maastricht, Zandvoort, Metz, Ter Appel, Lisieux, Le Pays d'Auge...). Il organise également un Cortège de Saint-Nicolas tous les ans au début du mois de décembre.

 

 

A deux pas de la Grand Place de Bruxelles, dans le quartier Saint-Jacques, à l’intersection de la rue de l’Etuve et la rue du Chêne trône sur sa colonne de 2 m de haut la figure emblématique de Bruxelles, connue pour sa posture toutefois naturelle mais polémique de petit garçon en train d’uriner. Le Petit Julien, de son nom bruxellois Manneken-Pis ou Menneke-Pis est une statue en bronze de 61cm, fontaine de son état. On l’appela d’abord « Manneken-Pist » ( Le môme qui pisse ) ou « Juliaankensborre » ( Fontaine du petit Julien ).
Cette oeuvre témoigne de l’innocence du geste de l’enfant à se soulager d’un besoin naturel à la vue des passants. La statue ne représente pas un vrai petit garçon, mais bien un être imaginaire qu’on appelle un « Amour » à l’imitation des Putti pisciatori italiens. Le bambin joufflu a un corps gras, un torse bien musclé, ses jambes sont pliées : il se penchen arrière et tourne la tête vers sa gauche. L’alliance entre le visage d’angelot, les proportions enfantines et la musculature plutôt athlétique du Manneken-Pis viennent du fait que Bruxelles était dès le XIVème siècle un important centre de diffusion de l’iconographie de l’Enfant-Jésus, représenté nu et héroïque. Par ailleurs, le thème de l’enfant-fontaine s’inscrit dans la vague des fontaines anthropomorphes comme la femme-fontaine, qui fait jaillir l’eau de ses seins. Véritable ambassadeur de la Belgique et icône de Bruxelles à travers le monde, le Manneken-Pis
surprend avant tout par sa petite taille, ce qui n’empêche en aucun cas les nuées de touristes-photographes de s’amasser à ses pieds.
Il existait déjà au même endroit une statue en pierre faisant office de fontaine et ayant aussi la forme d’un petit « amour urinant ». La plus ancienne mention de cette fontaine (dénommée alors « ‘t Menneken-Pist » : « le Gamin Pisse ») a été retrouvée dans un texte de 1452 mais in’y a pas de représentation disponible. Le Manneken-Pis était donc undes nombreuses fontaines qui alimentaient Bruxelles en eau potable.
C’est en 1619, le 13 août, que les autorités de la ville demandèrent à Jérôme Duquesnoy père, grand sculpteur bruxellois de l’époque
(1570-1641) de réaliser cette statue en bronze. On le surnomme « l’Ancien » pour ne pas le confondre avec son fils également prénommé Jérôme qui fut aussi sculpteur à Bruxelles, à qui certains attribuent d’ailleurs la statuette. Accusé de pédophilie, ce fils sera mis à mort sur la place publique. Son autre fils, François Duquesnoy, fut également un sculpteur célèbre qui oeuvra beaucoup en Italie. Le tailleur de pierre Daniel Raessens fut choisi afin de concevoir une colonne de six pieds sur laquelle sera posée l’oeuvre de Duquesnoy.
A l’origine, la statuette n’était pas accolée au mur et pouvait donc être vue sous tous ses angles, ce qui explique que la sculpture est aussi bien travaillée tant de dos que de profil ou de face. Deux bassins furent ajoutés et, en 1770, une niche en pierre bleue vint compléter l’ensemble. La mise en valeur de la statue de Manneken-Pis placée dans un tout nouveau décor rococo confirme l’importance que celle-ci avait acquise pour les Bruxellois. La fontaine fut protégée par une grille incurvée qui permettait toujours un accès à l’eau. Cette grille fut remplacée par une nouvelle au XIXème siècle, qui empêche désormais tout accès à l’eau. En effet, à la moitié du XIXème siècle, la ville se dote d’un système de distribution d’eau à domicile et les fontaines et leur utilité disparaissent. Seul Manneken-Pis subsiste, symboliquement : la statue est classée par un arrêté le 16 octobre 1975.
De nombreuses légendes urbaines sont apparues afin d’expliquer la nudité du « ketje » de Bruxelles bravant la morale judéo-chrétienne en vigueur depuis quelques siècles. Cette nudité offerte devint alors un acte de gloire, un geste de bravade ou encore la représentation d’un haut fait historique ou miraculeux. Ainsi la légende la plus répandue raconte qu’un riche bourgeois aurait perdu pendant cinq jours son jeune fils unique lors des festivités de la ville et l’aurait retrouvé urinant avec désinvolture au coin de la rue de l’Etuve. Reconnaissant, le père aurait alors financé la fontaine ornée d’une statue reproduisant la scène. Une autre légende
évoque le sauvetage de la ville par un petit garçon qui aurait éteint à sa manière une mèche menant à des galeries souterraines remplies de poudre. Au XVIIIème siècle on racontait que le petit enfant d’un duc, amené sur un champ de bataille se soulagea et que les troupes galvanisées par cette scène remplie de quiétude remportèrent la victoire.
Au XIXème siècle, on prétendait que le gamin représenté était le fils d’un comte parti à la première Croisade qui aurait fait pipi sur le trottoir au moment où la procession du Saint Sacrement passait dans la rue. La statuette répèterait alors ce geste frondeur.
Une légende plus fantastique fait appel à l’ensorcellement d’un gamin surpris en plein acte sur la porte d’une sorcière. Condamné alors à répéter éternellement son geste, le gamin aurait apitoyé les Bruxellois qui l’auraient alors remplacé par une statuette de pierre. Ces légendes permirent aux Bruxellois de s’approprier la célèbre fontaine et d’en faire le symbole de leur ville et de leur état d’esprit. La statue de Manneken-Pis aujourd’hui à l’angle des rues du Chêne et de l’Etuve est la réplique exacte de celle qui a été commandée en 1619 et fondue à Bruxelles e1630, elle a été réalisée en 1965. La statue d’origine est mise à l’abri dans le musée ( La Maison du Roi ) pour éviter qu’elle ne soit volée ou abîmée. En effet, victime de son succès, elle a connu de nombreuses mésaventures au cours des siècles. Ainsi, la première démolition de la statue, par un noctambule, date de 1628. En 1695 lorsque le Maréchal deVilleroy, sous les ordres de Louis XIV, assiège Bruxelles, Manneken-Pis est mis à l’abri par les habitants ; il retrouvera sa colonne juste après le terrible bombardement français. On fit graver alors sur son piédestal une inscription latine signifiant « Le Seigneur m’a élevé sur un socle de pierret maintenant il élève ma tête au-dessus de mes ennemis ». Il fut dérobé d’abord par les soldats anglais (1745) retrouvé à Grammont, puis par des grenadiers français (1747) qui l’abandonnèrent à la porte d’un cabaret de Bruxelles. En guise de réparation, le roi de France Louis XV le dotera d’un costume de marquis et le fit « Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis ». Cette nomination obligea les troupes à lui faire le salut militaire. Le vol le plus célèbre reste celui accompli par Antoine Lycas en 1817, dans la nuit du 4 au 5 octobre. Cet ancien forçat français fut condamné aux travaux forcés à perpétuité, à la flétrissure et à l’exposition publique. Retrouvé en mauvais état dans les remparts de Bruxelles, Manneken-Pis fut remis en place le jour de la Saint Nicolas, en 1818, à la grande joie des Bruxellois. Au cours du XXème siècle, le petit bourgeois de Bruxelles a encore connu de nombreuses péripéties : on peut y inclure les tentatives d’enlèvement (1951,1958) ; les mutilations plus ou moins sérieuses ( 1955, 1957, 1965 -il ne reste alors que les jambes- ) ; les enlèvements par des étudiants (1963, 1968, 1978) mais le chérubin regagnera toujours son piédestal. Manneken-Pis fait partie intégrante de la vie de Bruxelles et avec l’Atomium et la Grand Place, il symbolise la capitale belge. Le plus ancien bourgeois de la ville est devenu un personnage fétiche : son petit air espiègle, coquin, fripon, symbolise parfaitement l’esprit frondeur et le sens de l’humour des Bruxellois, qui le revendiquent. Il est associé à toutes sortes de causes : d’Amnesty International à la Gay Pride. Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, Brigadier d’Honneur de divers régiments, le plus vieux citoyen de Bruxelles a reçu le titre envié de « Premier Ambassadeur du Patrimoine folklorique et culturel bruxellois » des mains du Président du Syndicat d’Initiative et de Promotion de Bruxelles. Les membres de l’Ordre des Amis de Manneken-Pis l’aident à remplir cette fonction prestigieuse. De nos jours encore, il s’associe régulièrement aux joies et aux peines de la ville. On l’habille d’ailleurs
en conséquence : comme certaines statues religieuses et ce depuis le Moyen Âge, il est revêtu de costumes pour le moins éclectiques selon les occasions : costumes de gala, militaires, estudiantins, folkloriques, associatifs, de musiciens, de sportifs, de personnages célèbres, de légende ou réels (costumes du carnaval d’Alost, des arts martiaux traditionnels japonais, celui de Saint-Nicolas, Mickey, Spider-Man, les Schtroumpfs, Obélix, Dracula et le dernier, un costume traditionnel de Roumanie, janvier 2007…). Sa garde-robe compte aujourd’hui plus de 780 tenues que l’on peut admirer depuis fin 2005 dans un nouveau dressing, au Musée de la Ville de Bruxelles, situé dans la Maison du Roi, sur la Grand Place. Le don du premier costume au petit bourgeois est
mentionné en 1698 : à l’occasion d’une grande fête donnée le 1er mai de cette année, Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas offrit un habit de couleur « bleu de Bavière » aux membres du serment des arquebusiers, à la statue de Saint-Christophe et à celle de Manneken-Pis. Le plus ancien conservé au musée est celui offert en 1747 par Louis XV pour excuser ses troupes qui avaient dérobé le petit bonhomme. Un habilleur officiel est chargé de parer le môme de ses habits traditionnels à date fixe, selon la fête, et ce, une trentaine de fois par an. Depuis 2005, il s’agit de Jean-Marc Ahne. La grande fête de Manneken-Pis se déroule les premiers jours de septembre, elle est organisée par l’Ordre des Amis de Manneken-Pis. Le Petit Julien est alors habillé d’un de ces nombreux costumes et arrose ses admirateurs. En effet, lors du
changement de costume ou en cas de remise d’un nouvel habit, des festivités sont lancées. Un cortège part de l’Hôtel de Ville, rejoint la statue, entonne le chant qui lui est dédié et la fontaine se transforme alors en abreuvoir alcoolisé. Bière, vin et cidre peuvent sortir du Manneken-Pis, à la plus grande joie de l’assistance, on s’en doute.
Lors de certaines fêtes, d’autres confréries accompagnées parfois de fanfares et de « géants » assistent à la cérémonie. Au-delà des réjouissances locales, la popularité dont jouit le petit bonhomme irrévérencieux est internationale, en témoigne les copies et imitations à travers le monde : ainsi Manneken-Pis a un double à Kobe, un à Osaka, un autre en Espagne et un à Colmar. A l’occasion de Mode Design Brussels 2006, un Manneken-Pis vert fluo de presque 4 m de haut a été installé à la gare de Lille. Aux abords de la Grand Place, on peut s’offrir une reproduction du petit garçon en chocolat, en plâtre ou en fonte. De nombreux produits dérivés existent aussi : par exemple une eau de toilette (« Le Pipi de Bruxelles ») créée en 2001 ou encore une bière dont l’étiquette à l’effigie du
Manneken-Pis a fait polémique en Pennsylvanie il y a une dizaine d’années. Le Petit Julien est une source sûre d’inspiration : en 1949, Maurice Chevalier lui consacra une chanson dont il existe une version en flamand. Une autre chanson exprimant la joie de Manneken-Pis et des Bruxellois relative au départ des Sans-Culottes de 1793, fut retrouvédans les Archives de l’Hôtel de Ville de Bruxelles : ceci témoigne de la fascination intemporelle que provoque le petit bourgeois. Il fut aussi, à plusieurs reprises, la figure centrale des revues du théâtre « Les Folies Bergères » aujourd’hui disparues. Le cinéma s’est également emparé de l’icône belge : en 1913 fut réalisé "Saïda a enlevé Manneken-Pis" par le cinéaste Alfred Machin, un court métrage belge burlesque et patoisant. Frank Van Passel a réalisé en 1994 un film au titre évocateur : "Le P’tit Pisseur à Hollywood" et plus récemment Manneken-Pis se fait enlever par des extraterrestres dans le court-métrage en 3D "D’amour et d’eau fraîche" (conçu par cinq étudiants
de Montbéliard, sorti en janvier 2006).
Figure emblématique de Bruxelles et plus largement de la Belgique, l’avenir du petit bonhomme est déjà assuré…
Il lui faudra cependant prévoir de la place pour ses nombreux futurs costumes !…

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mardi 21 février 2012

"Le fil de la vie..."

Le fil de la vie...


Nous sommes de gentils funambules,
Qui sur leur fil songent à la Lune,
Mais sans regarder devant,
Où Colombine les attend...

Avec l'insouciance de la jeunesse,
On s'assied partout sur les fesses,
Dédaignant fauteuils et paravents,
Juste bons pour Grand-maman !

C'est le printemps !

Un peu plus tard, temps de l'école,
Plus celui des fariboles,
Mais bien des têtes penchées,
Sur les leçons, livres et cahiers.

Un peu plus loin, l'Université
Que notre vie va animer :
On grandit, on vieillit, on aime,
Ce n'est pas tous les jours Carême !

Pourtant nous voilà pleins de vie,
Dès lors pas du tout démunis,
A notre tour on va fonder,
Avec "Amour" un nouveau foyer.

C'est l'été !

C'est le temps des nouveaux boulots,
Car sans être des numéros,
On veut dans la vie arriver
A faire une carrière enviée.

Au fil de la vie et des naissances,
Nous côtoyons à nouveau l'enfance,
Mais c'est la vie qu'on a donné :
Ces petits qu'il faut apprivoiser...

Les soucis viennent parfois aussi
Des proches, des amours, des amis,
Car tout n'est pas rose toujours,
A l'heure des vieilles amours...

C'est l'automne !

Là revient le temps des bobos,
Mais c'est beaucoup moins rigolo,
Que quand on était des enfants :
Nous sommes déjà... grands-parents !

C'est souvent le temps des bilans :
Depuis que nous étions enfants,
Qu'avons-nous fait de notre vie ?
Avons-nous assouvi nos envies ?

Certains regrettent déjà le printemps,
D'autres l'été, car maintenant
Que l'automne bientôt fini,
On se trouve au bout de la vie !

C'est l'hiver !

Mais il faut optimisme garder,
Car il y a pas mal de NDE
Qui nous apprennent à espérer...
Que la Vie ne fait que commencer !

Seras-ce... le Paradis ?
Ou peut-être... l'ennui ?

Mais ce sera la Vie !

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lundi 20 février 2012

"Le chef est une femme", roman de Valérie Gans

le-chef-est-une-femme

Vous voulez gagner ce roman ?

Bon, alors, c’est simple et en quatre points  :

et 1. je vais me promener sur le blog « Les petits plats dans les grands »

et 2. je laisse un commentaire pour dire que je veux participer

et 3. par sympathie, je laisse sur mon propre blog/site un petit lien vers le site de mon amie Cojocano et je m'inscris à sa newsletter

et 4. j'attends le 5 mars…

 

Bonne chance…

Léo

 

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dimanche 19 février 2012

Qu'est-ce que l'âme ?

Sur un site que j'aime beaucoup, "Arts et Lettres" ( voir dans la marge de droite), un débat s'est ouvert sur ce thème :

Qu'est-ce que l'âme ?

Réponse difficile, sans doute, car elle peut être tellement différente par chacun, alors je vous donne la mienne (qui répondait à une précédente) :

"L'eau de là...", Philippe G. Brahy, j'aime beaucoup : à votre santé donc !

Car je crois que, justement, c'est de cette "eau vive" là que parlait Jésus à la Samaritaine, quand il lui faisait la leçon, assis sur la margelle du puits.

Si vous posez la question à certains grands opérés ou accidentés ayant vécu une NDE ( "expérience proche de la mort" ), ils vous répondront que laissant là leur corps, leur âme ( ou leur esprit, c'est selon ) s'est rapidement mise en route pour l'autre rive du fleuve Styx, et qu'après un passage dans une sorte de tunnel, ils ont été accueillis par la Lumière Céleste, soit des entités leur parlant un langage d'Amour dans lequel ils baignaient tout entier.

Pour moi, c'est ça l'âme. Cet esprit qui nous habite, nous inspire, nous fait vivre par notre "achèvement de la Création" dans chaque mouvement qu'il nous dicte vers la perfection : celle d'un poème, d'une peinture ou une aquarelle, une sculpture, bref une "création" de notre cru, mais toujours "inspirée"...

Celle aussi qui nous fait témoigner d'une pensée, d'un élan, d'une foi sans doute, c'est l'âme qui nous est chevillée au corps jusqu'à cet instant ultime qui brise cette alliance de toute une vie : la mort, qui nous "libère" de ce carcan un peu lourd, ce véhicule terrestre qui lui a permis de grandir et s'enrichir, le corps, destiné à disparaître pour que, tel le papillon qui quitte sa chrysalide, l'âme puisse s'élever vers une "autre dimension", un au-delà de la vie : la Vie !

 

Et, la réponse suivante (de Rébecca Terniak) me répondait :

Merci Léopold, je vous suis tout à fait et je vais retrouver mon lien sur un film sur NDE que je travaille depuis plus de 20 ans. J'avais le premier livre là dessus fait par des scientifiques des services de réanimation et professeurs.

Vous verrez c'est super mais vous connaissez.

Je mettrais une nuance l'âme est le calice par lequel une part de notre Esprit, entéléchie s'exprime, une part car il ne se révèle jamais en entier, est trop grand déjà montre au cours de notre biographie peu à peu une part de lui.

Je m'amuse beaucoup de voir ceux qui la nie et l'utilise tous les jours !

J'ajoute aussi qu'ayant pratiqué des années de méditation, ce sont les mêmes expériences de Lumière éblouissante et transcendante, de tunnel et de quitter son corps jusqu^'à un point limité car encore relié par la "corde d'argent", nous sommes alors un peu au dessus ou au plafond ou dans la pièce à côté ... mais le fond est le même : éveil dans une autre dimension légère de plénitude.

Je suis très touchée par votre foi pleine de force du coeur.


A quoi je répondis encore :

 

"Je m'amuse beaucoup de voir ceux qui la nie et l'utilise tous les jours !" dites-vous, Rébecca.

 

Moi aussi cela me frappe, même chez ceux qui se disent incroyants ou athées : très souvent, ils sont pourtant capables de bien des gestes d'amour, envers leur famille, leurs enfants, leurs amis, et ne se rendent pas compte qu'ainsi c'est leur âme qui agit et "ajoute au Royaume", à la Création.

 

Et, vous le dites aussi, même les animaux sont capables d'amour !

 

Qu'elle est donc belle la Création de ce Dieu qui en a lancé les Lois immuables, lançant tout par Son "Big Bang" un jour qu'Il l'a décidé, inventant ainsi le Temps (ou "les" Temps... ?), et nous faisant aussi participer à celle-ci à chaque jour qu'Il fait !

 

Participer à Sa Création ne peut se faire que par le biais de notre âme qui a la sensibilité nécessaire pour ce faire : l'Amour qui l'anime, le Souffle de cet Esprit de Dieu, par lui donné le jour de la naissance de chaque enfant. Ainsi nous sommes bien des "enfants de Dieu", comme Jésus est venu nous le dire.

 

C'est si beau, si grand tout cela, qu'on ne peut que le chanter, comme vos Troubadours du Moyen Age !


.../...

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vendredi 17 février 2012

"La randonnée de la vie"

"La randonnée de la vie"


La vie est comme un chemin
Qu'on emprunte un beau matin,
Ou parfois même un soir, noir,
On n'a pas le choix : il faut "échoir" !

Mais soir ou matin, peu importe
Car la vie commence à la porte,
Celle que t'ouvre ta maman
En souffrant, soufflant, ahanant...

Mais c'est avec amour qu'elle te reçoit,
Garçon ou fille, ce sera toi
Le plus bel enfant de la terre, 
A elle, tu auras tout pour plaire !

Par les sentiers de l'enfance tu iras,
Tenant les mains qu'on te tendra,
Grandissant souvent dans la joie...
Si la cigogne a fait le bon choix !

Ensuite tu découvres l'adolescence,
Et toute son... arborescence,
Dans tes rêves fous tu te précipites,
Et ne ramasse pas que des pépites...

Mais ce qui compte dans la vie,
C'est ce qu'on y aura écrit,
Avec le coeur, ou l'âme parfois,
Avec amour, c'est le meilleur choix !

Ainsi, quand tu arriveras au bout
De ce beau voyage un peu fou,
Tu feras le bilan, et en Sage
Tu verras de quoi seront faits tes bagages.

Car ce qui compteras pour ton âme
Qui avec Amour sera pesée,
Crois-moi, n'en fais pas un drame :
Car avec coeur, tu auras tout donné !

Ton corps,
Ton souffle,
Ton âme,

Pour découvrir le meilleur :
Encore...

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