Retour sur mon blog :
Hello les amis, après avoir "égaré" mon blog, suite à un changement de pc qui était subitement fichu, je l'ai retrouvé et me le réapproprie enfin, pour mon plaisir, et je l'espère aussi le vôtre.
Hello les amis, après avoir "égaré" mon blog, suite à un changement de pc qui était subitement fichu, je l'ai retrouvé et me le réapproprie enfin, pour mon plaisir, et je l'espère aussi le vôtre.
Goldnadel: «Ce que révèle le silence autour de la fusillade près d'une église à Londres»
Par Gilles william Goldnadel
Publié le 16/01/2023 à 16:50 , mis à jour le 16/01/2023 à 17:29
«Alors que des vidéos amateurs de cette nuit circulent partout sur internet, les journalistes du quotidien n'ont pourtant apporté presque aucun support visuel aux faits qu'ils décrivent.» JOEL SAGET/AFP
FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour l'avocat, la sous-médiatisation de la fusillade qui a fait six blessés devant une église à Londres, samedi 14 janvier, et des actes de vandalisme perpétrés dans les édifices catholiques, symbolise le deux poids deux mesures de la gauche médiatique et politique.
Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
Dimanche 15 janvier, à 8h30, Le Figaro publie un article circonstancié, dans lequel il relate qu'une petite fille de sept ans se trouve dans un état critique après une fusillade samedi contre une église catholique à Londres, qui a fait cinq autres blessés. Les fidèles étaient venus assister à une messe en hommage à une mère et à sa fille décédées en novembre. À 10 heures, la chaîne de service publique France Info diffuse un long reportage sur une prétendue «nouvelle affaire George Floyd» dans la lointaine Los Angeles mais n'accorde pas une seconde aux événements tragiques dans notre plus proche Angleterre. À 13 heures, France Inter consacre de longues minutes à des manifestations à Tel Aviv, mais conserve le même mutisme sur le drame londonien.
Mardi dernier, l'église de Saint-Louis-Roi était vandalisée à Champagne-au-Mont-d'Or. Le père Martin Charcosset, curé de l'ensemble paroissial, publiait dans un communiqué : «Les objets présents dans l'église : cierges, livres, vases, etc... ont été jetés au sol. La crèche installée devant l'autel a été retournée et endommagée. Le chemin de croix et les tableaux du chœur sont pour l'essentiel détruits». Informé tardivement par les réseaux sociaux, je twittais amèrement: «Mon imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique si c'eût été une mosquée ou une synagogue». Effectivement, la presse convenue est demeurée taisante. Sans la prétendue «fachosphère», le communiqué paroissial serait resté lettre morte. Ces crèches qui font scandale quand elles sont édifiées dans les mairies, ne font aucun bruit quand elles tombent par terre. Les chemins de croix des chrétiens silencieux, ce sont aussi les agressions physiques quotidiennes, les plus nombreuses en proportion après celles des juifs et bien avant celles commises contre les musulmans.
La cour de Bordeaux a reconnu elle-même que l'édifice litigieux n'avait pas été installé dans un but religieux.
Gilles William GoldnadelAutre persécution plus insidieuse dont la chrétienté a le triste quasi-monopole : les initiatives judiciaires et administratives contre non seulement les crèches de Noël, mais les représentations et vestiges du catholicisme, quand bien même il n'y aurait pas d'intention religieuse. C'est ainsi que la cour administrative d'appel de Bordeaux, confirmant la décision du tribunal administratif de Poitiers, a ordonné à la commune de la Flotte-en Ré, sur l'île du même nom, le déplacement hors du domaine public d'une statue de la Vierge Marie située au milieu d'un carrefour de la commune précitée.
C'est l'association La Libre-Pensée 17 qui est à l'origine de cette décision, pour avoir réclamé l'application de la loi de 1905 de séparation de l'Église et de l'État. Il n'est pas dans mon intention de discuter le bien-fondé juridique de la décision. Encore qu'il y aurait à écrire. Le premier magistrat de la commune, Jean-Paul Heraudeau a évoqué «une polémique ridicule», soulignant le fait que l'édifice faisait «partie du patrimoine historique» de la Flotte-en-Ré. J'aurais ajouté de son paysage culturel. La cour de Bordeaux a reconnu elle-même que l'édifice litigieux n'avait pas été installé dans un but religieux, mais offert par une famille qui souhaitait seulement célébrer le bonheur immense que ses enfants soldats soient revenus de guerre vivants et bien portants. Voilà qui n'est pas sans rappeler par certains de ses aspects, la destruction ordonnée de la statue de Saint-Michel des Sables d'Olonne, vouée au même funeste sort malgré un référendum populaire très majoritairement favorable à sa conservation.
Disons-le crûment : sous le mépris pour la vieille religion, le mépris du vieux blanc.
Gilles William GoldnadelMais ce qui m'interroge bien davantage est l'attitude de ces penseurs censés penser librement. Je ne me souviens pas avoir vu une seule fois l'un de ces laïcs militants chercher judiciairement querelle à une religion autrement plus entreprenante et nouvelle dans notre pays vieillissant. Je n'en ai jamais surpris aucun s'en prendre à une prière publique de rue ou à une tenue à connotation religieuse dans une école de la République. La loi de 1905 séparant l'Église de l'État a été votée dans la douleur quand la première s'occupait trop des affaires du second. Je n'ai pas l'impression que ce soit la religion du Christ qui soit aujourd'hui le premier péril qui menace et l'État et la laïcité. Raison pourquoi, il paraît évident que nos prétendus libres penseurs sont les premiers prisonniers de l'idéologie mortifère du temps. Cette idéologie laïque qui, par exemple, ne saurait concevoir sans crier au blasphème qu'un génocide de chrétiens ait pu être perpétré en Vendée. Cette idéologie de dilection pour l'altérité adore le lointain mais abhorre le prochain.
Elle épargne avec une crainte obséquieuse la religion sourcilleuse de «l'Autre» mais méprise les fidèles sans défense de la religion vieille. Elle diffuse partout son fiel. Un exemple récent parmi mille. Daniel Cohn-Bendit était cette semaine l'hôte de l'émission «C à vous» sur France 5. Dans une atmosphère consensuelle, il put sans contradiction expliquer que la France souffrait cruellement d'une pénurie d'immigration.
Quand bien même cela ne semble pas être l'avis majoritaire de la population. C'est, expliqua-t-il sans être démenti, qu'il existe un «complotisme», dont les comploteurs en chef ayant pour nom Ciotti et Le Pen dénigrent le phénomène migratoire. Vint enfin et surtout ce morceau de bravoure que je soumets à la sagacité de mon lecteur : «Entre nous, si l'identité française ce n'était que le peuple du RN et de Zemmour, il faudrait fuir le pays, vous ne restez plus là, c'est terrible».
Sous les pavés la plage, et sous ce vilain pavé-là, l'aversion pour le vieux peuple et l'indulgence pour les nouveaux arrivants. Disons-le crûment : sous le mépris pour la vieille religion, le mépris du vieux blanc.
Source : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/goldnadel-ce-que-revele-le-silence-autour-de-la-fusillade-pres-d-une-eglise-a-londres-20230116

Juankidyc | Image by Ignacio María Doñoro | CC BY-SA 4.0
Francisco Vêneto - Publié le 16/08/21
L’histoire du père Ignacio María Doñoro de los Río est digne des plus grands James Bond. L’ancien aumônier militaire de 57 ans a été nommé pour recevoir le prix Princesse des Asturies dans la catégorie « Concorde ». Ceci pour récompenser son travail passé durant 25 ans auprès de jeunes victimes de pauvreté extrême et contre le trafic humain.
Doté d’un grand courage, il s’est démarqué dans les années 1990 au cours d’une mission spéciale au Salvador avec le Corps national de police d’Espagne. C’est à cette époque qu’il sauve d’une mort certaine un enfant prêt à être vendu pour ses organes.
Cette histoire commence au sein d’une famille de cinq enfants. Parmi eux, Manuel, 14 ans qui souffre d’une paralysie. Ses parents, très pauvres, décident de le vendre pour se faire un peu d’argent et nourrir leurs quatre autres filles. Ils n’en demandent que 25 dollars. Rapidement, de nombreux acheteurs se manifestent. Mais pas n’importe lesquels. Il s’agit de criminels dont l’objectif est clair : tuer le jeune homme pour récupérer ses organes afin de les vendre sur le marché du trafic d’organes. Car quoique « défectueuse », la « marchandise » a suffisamment de valeur en pièces détachées.
Tout dans cette histoire paraît sortir d’un cauchemar. La misère si grande d’une famille qu’elle est obligée de vendre l’un de ses enfants ; un enfant traité et manipulé comme un animal que l’on mène à l’abattoir ; la vente d’un être humain par un autre sans le moindre scrupule. Le plus choquant, c’est que Manuel est loin d’être le seul dans son cas. Le trafic humain est un problème qui dure depuis des siècles et qui malheureusement est toujours d’actualité.
En apprenant le sort qui attend Manuel, le père Ignacio n’hésite pas à risquer sa vie pour le secourir. Pendant une semaine, il ne se rase pas, s’habille en civil puis loue un camion et se rend dans les montagnes de Panchimalco là où vit la famille de Manuel. Se faisant passer pour un trafiquant, il achète le garçon et offre un dollar de plus que les précédents. Après quoi, il charge le garçon dans le camion et l’emmène, le tirant ainsi des griffes d’un sort tragique.
Dans un entretien avec El País, le père Ignacio s’est confié : « En un dixième de seconde, je me suis rendu compte que ce genre d’opportunité n’arrive pas deux fois dans une vie. On doit faire le choix de la saisir ou la laisser passer. Et si on la saisit, elle peut nous emmener là où on aurait jamais imaginé […] J’étais très conscient que cet enfant allait changer ma vie. »
On demande alors au père Ignacio ce qu’il pense de la famille. Savaient-ils ce qu’il allait advenir de leur enfant ? Étaient-ils au courant pour le trafic d’organes ? À cela, le prêtre répond simplement : « Si j’ai appris une chose avec le temps, c’est qu’on ne peut pas les juger. Cet enfant allait mourir et ils l’ont vendu poussé par une situation sans espoir. »
Grâce au père Ignacio, le garçon a pu être soigné. Avec de la physiothérapie, Manuel a non seulement survécu, mais a aussi retrouvé l’usage de son corps. Aujourd’hui, il est en vie et profondément reconnaissant. Le père Ignacio, de retour en Espagne, a reçu une lettre dans laquelle le jeune homme y exprime sa joie et déclare que le prêtre a été la « personne la plus importante dans sa vie ».
Mais la générosité du père Ignacio ne s’est pas arrêté avec Manuel. Avec des amis, il a fondé au Pérou la Maison Nazareth dont la mission est de s’occuper des orphelins et des enfants de familles pauvres comme Manuel. Des familles qui vivent dans la pauvreté et qyu se retrouvent à faire des choix impossibles pour survivre. Prostitution, crime, et bien entendu, trafic humain.
Le père Ignacio a reçu en 2021 le prix de solidarité du magazine Telva. Les 20.000 dollars ont contribué à l’achat d’équipement pour permettre à la Maison Nazareth de développer son agriculture et devenir autonome. Aujourd’hui, l’ancien aumônier continue d’assumer sa mission avec détermination.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
![]() |
|
|